DE LA POSITION DU CORPS et de la manière de tenir l’instrument.
On peut indifféremment jouer du Cor assis ou debout, mais il est extrêmement important, quelque position que l’on prenne, de se tenir droit, sans roideur ni affectation, et d’effacer légèrement les épaules en rendant la poitrine un peu proéminente, ce qui dilatera les poumons et donnera de la force aux organes de la respiration.
L’instrument doit être tenu par la main gauche qui le saisit à l’endroit où la branche d’embouchure s’éloigne des circonvolutions du tube; le pouce vient appuyer son côté gauche depuis la phalange du milieu jusqu’au dessus de l’ongle parallèlement à cette branche et se fixer sous le tenon qui la maintient, où il laisse un très petit espace de forme triangulaire. Le cercle du pavillon doit rester à demeure sur le haut de la hanche droite.
Avant d’introduire la main droite dans le pavillon, il faudra réunir les quatre doigts en les serrant l’un contre l’autre avec assez de force pour qu’il y ait une adhérence parfaite; le pouce s’unira à l’index de la même manière que les doigts entr' eux, de telle sorte qu’il n’existe pas même le plus petit intervalle. Le creux de la main s’arrondira légèrement et le dessus des doigts viendra s’appuyer sur le côte droit interne du pavillon, de manière à ce que le pouce se trouve à peu près sous le tenon fixé d’un côté au tube et de l’autre au pavillon dont il détermine l' écartement. On aura soin toutefois de laisser entre la main ut le côté gauche interne un espace large d’environ quatre centimètres.
La main, ainsi posée, doit rester à la même place, ne faisant de mouvemens que ceux nécessaires pour ouvrir ou fermer plus ou moins, autant que l’exigera la justesse des notes (et d’après les proportions indiquées sous les gammes élémentaires) sans que le bout extérieur des doigts se détache du pavillon. (Footnote 1)
(Footnote 1) Plus tard l’élève peut modifier cette maniére et donner plus de liberté aux mouvemens de sa main droite.
Le coude, placé naturellement à une certaine distance du corps, laissera au poignet et à l’avant bras toute liberté dans les mouvemens, sans rien perdre de son immobilité.
Enfin, je ne saurais trop recommander d’éviter, en jouant, tout balancement du corps, tout mouvement des bras, de la tête ou des épaules.
Si j’entre dans des explications trop minutieuses, on en excusera les détails, en appréciant combien il est important que les élèves se familiarisent de bonne heure avec des principes reconnus bons, et ne contractent aucune de ces habitudes qui ont le double inconvénient de présenter un aspect désagréable et de nuire quelquefois à la pureté de l’exécution.
FIGURE: Modéle No. 1 A. Vialon Main droite dans l’interieur du Pavillon.