DE L’ÉTENDUE PARCOURUE PAR LE PREMIER COR.
L’échelle parcourue par le premier Cor comprend deux octaves, plus une quinte, une quarte ou une tierce, en raison du ton sur lequel est monté l’instrument.
Sur le ton d’Ut, par exemple, la première note grave est l’Ut au dessous des lignes, et la note extrême, à l’aigu, le contre sol, ou deuxième sol, au dessus de la portée.
Toutes les notes de cette étendue peuvent être faites sur le ton d’Ut, bien que quelques unes d’entr’elles soient plus ou moins dépourvues de sonorité. (1)
(1) Toutefois je crois utile d’observer que dans les tons aigus les sons ont, relativement, la même étendue, tandis que les sons graves se trouvent plus restreints.
Il n’en est pas de même de l’étendue du second Cor, qui ayant une octave de plus, renferme des lacunes et contient des notes graves tellement faibles ou douteuses, qu’il est impossible de les employer avec avantage dans aucun genre de musique, cependant je dois dire que quoique incomplet dans son étendue, il peut être employé de préférence au premier Cor, dans les quatuors et quintetti d’instrumens à vent, en raison de son caractère grave, qui le rend propre à jouer parfois le rôle de basse.
Quant au premier Cor, la faculté dont il jouit de parcourir l’échelle des notes élevées, l’éclat de son timbre, la pureté de son jeu, l’ont rendu à juste titre le véritable interprète du chant, et, comme je l’ai dit, le font presque toujours employer de préférence par les compositeurs, lorsqu’ils veulent placer un solo dans leurs partitions.